Emirats Arabes Unis

Emirats Arabes Unis

ENSEMBLE NATIONAL FOLKLORIQUE DE SHARJAH

Publié le 08/03/2019
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Sharjah (en arabe الشارقة, aš-Šāriqah) est un émirat des Émirats arabes unis, dont la capitale qui lui doit son nom est la ville de Charjah, troisième agglomération émirienne. Tout comme Ajman, la ville elle-même fait désormais partie de la conurbation de Dubaï

Sharjah, l’Émirat où la culture est reine

Baigné à l’ouest par le Golfe arabique et à l’est par la mer d’Oman, l’Émirat de Sharjah a su affirmer son caractère unique, grâce à la subtile alliance entre le développement économique et le souci de préserver sa culture authentique. D’abord, l’héritage culturel. D’importants investissements ont permis la création de musées et de centres du patrimoine. Les sites et monuments historiques ont été préservés ou restaurés dans l’ensemble de la ville. De même, la ville connaît une importante activité artistique et pédagogique. La Biennale des arts de Sharjah est une manifestation qui attire des artistes venus des quatre coins de la planète. De plus, le département de l’Information de l’émirat organise, chaque année, plusieurs manifestations culturelles dont le Salon du livre, qui se déroule au mois de novembre. Il programme également divers festivals instructifs et techniques pour les enfants. Pour saisir encore mieux ce qu’est Sharjah, une visite aux quartiers des arts et du patrimoine s’impose.

Sharjah est  la Capitale de la culture des Emirats;

La ville de Sharjah existe depuis plus de 5000 ans et passe aujourd'hui encore pour l'une des villes les plus riches de la région. 
Cet émirat a été le premier à s'ouvrir au tourisme à la fin des années 70. Contrairement à Dubaï, couronné de succès aux superlatifs occidentaux, Sharjah a su conserver son âme arabe. 
C'est pourquoi il se désigne lui-même comme "l'émirat des arts". Le pays doit cette ambition en matière d'art à son souverain, le Sheikh Sultan bin Muhammad Al-Qassimi, qui sensible aux arts, accorde une grande valeur à l'héritage culturel. Exemple éclatant des objectifs de Sharjah, sa vieille ville avec ses ruelles ombragées et ses résidences fastueuses de l'époque du boom pétrolier. Elle a résisté à toutes les tentatives de modernisation. Ce pays du désert mise avant tout sur la culture et une vieille ville intacte. Les quartiers les plus anciens de la ville avec de nombreuses maisons de commerçants en pierre coralline ont été restaurés. Des tours du vent, les ancêtres des climatiseurs modernes, ornent les toits. Plus de 20 musées, qui donnent un aperçu de l'histoire de cette localité côtière, et une biennale internationale d'art contemporain ont valu à Sharjah d'obtenir le titre de "capitale culturelle du monde arabe" par l'Unesco en 1998.

La culture des Émirats arabes unis est celle de l'État fédéral créé en 1971, au Moyen-Orient, par l'union de sept émirats. Façonnée au fil des décennies par différentes composantes nationales, qui forment l’identité du pays, elle se caractérise par sa grande diversité.

Les Émirats arabes unis n’imposent pas le port du voile, contrairement à l’Arabie Saoudite, mais beaucoup d’Émiriens préfèrent se vêtir selon la mode traditionnelle. Ainsi, les hommes portent le thawb ou le dishdasha, une chemise longue qui recouvre les jambes jusqu’aux chevilles généralement en coton blanc. Les femmes portent l’abaya, une longue tunique colorée qui recouvre le corps entier ; certaines d’entre elles portent également un voile qui recouvre leurs cheveux2. Ces tenues sont particulièrement adaptées au climat chaud et humide des Émirats arabes unis. Cependant, la mode occidentale reste populaire, en particulier parmi les jeunes. On trouve toutes les grandes marques occidentales dans les centres commerciaux et les femmes peuvent s’habiller comme elles le souhaitent.

La musique et la danse sont une vieille tradition dans la culture arabe. Dans les temps anciens, des formes de musique et de danse locales servaient à divertir les ouvriers qui plongeaient à la recherche d’huîtres perlières ou tiraient l’eau des puits. On raconte qu’un chanteur professionnel, appelé nahaán, était désigné ou gardé sur les boutres de perles pour divertir le groupe de plongeurs. Il entonnait une chanson et le reste de l’équipage se joignait à lui tout en travaillant. Des instruments de musique traditionnels comme le doumbeck, fait en céramique et en peau de chèvre, servent de percussions pour accompagner les musiques et les danses les plus traditionnelles. L’oud, un instrument à cordes, est un autre instrument de musique populaire dans la culture arabe traditionnelle. À Abu Dhabi, comme dans d’autres cultures à travers le monde, la danse et la musique permettaient d’exprimer la joie et le bonheur lors d’occasions heureuses comme les mariages, la célébration des victoires et les expéditions de perles fructueuses. Aujourd’hui, les jeunes gens de l’émirat exécutent toujours l’ayallah, une danse populaire des scènes de bataille, lors d’occasions spéciales comme les mariages ou les anniversaires, ou même lors de conférences. Pour réaliser cette danse, les hommes doivent former deux à quatre rangs brandissant des bâtons en guise d’épées, puis tour à tour avancer et reculer pour symboliser la victoire et la défaite. L’harbiyah, une autre danse traditionnelle décrivant la victoire et célébrant la fierté du pouvoir et le courage, est parfois exécutée par les jeunes indigènes au début d’une fête ou d’une conférence.

Comme la poésie, la musique et la danse tiennent une grande place dans la culture arabe. En raison de nombreuses relations commerciales que la ville entretenait avec l’étranger, les instruments de musique traditionnels, que l’on peut découvrir au cours des célébrations publiques ou privées sont ici les mêmes que ceux utilisés dans tout le reste du golfe persique. Et tout d’abord l’oud, l'un des principaux instruments arabes, assez proche d’une mandoline ou d’une petite guitare. Son corps est fait d’un bois solide mais flexible (oud signifie d’ailleurs « bâton flexible »), comme l’acajou par exemple. Autre instrument original mais très populaire le habban ou la cornemuse arabe, fait d’un corps en peau de chèvre surmonté de deux pipes (l’une pour souffler l’air dans le sac et l’autre pour produire un son). Parmi les percussions : le manior, une ceinture en coton ornée de sabots de chèvre produisant des cliquetis au gré des mouvements du danseur ; ou encore le taba, un tambour empruntant différentes tailles et formes… Tous ces instruments sont faits dans des matériaux locaux et disponibles sur place tels que peaux de bête, sabots, ossements, bois, etc..

Les nombreuses danses folkloriques traditionnelles sont pratiquées lors des mariages ou des manifestations festives. Reflétant les modes de vie ancestraux et leurs rites, elles rythmaient le quotidien comme les événements les plus importants. Ainsi, avant d’attaquer un autre clan, les bédouins entamaient les danses al-ayaala, dans le but de réveiller le courage des guerriers. Munis de bâtons ou de sabres, les hommes, rangés sur deux lignes face à face, dansaient et chantaient tour à tour en célébrant l’unité de la tribu. Un film consacré à cette danse du courage et de la bataille peut être visionnée au musée de Dubaï.

Il y a aussi la danse orientale vieille de plus de 5000 ans qui est essentiellement pratiquée par les femmes. Le liwa, au tempo beaucoup plus rapide ressemble plus à une danse africaine à la rythmique très soutenue. Importée par les marchands du continent africain, cette danse est restée très populaire à Dubaï. Les travailleurs des navires perliers, qui partaient parfois pour de longs et difficiles mois en mer, s’encourageaient aussi à la tâche à l’aide de mélopées. Danse et musique rythmaient également les mariages ou célébraient les épreuves de la vie du prophète Mahomet ainsi que ses bienfaits.