Espagne

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Rubén Molina

Publié le 30/04/2019

« La danse est une langue internationale que tout le monde peut comprendre soit par le son, par les mouvements ou de l’image » R.Molina

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Rubén Martin Molina (Rubén Molina) est chorégraphe, danseur et comédien.

À la fin de l’année 2013, Rubèn quitte l’Espagne pour Paris, après avoir travaillé à travers le monde avec les plus grandes compagnies de danse flamenco en tant que soliste.

Deux ans plus tard, Ruben présente au théâtre du Marais à Paris, sa dernière production « Suspiro ». En tant que directeur artistique et chorégraphe, il s’entoure dans ce projet d’un autre grand danseur comme Manuel Reyes.

Avec une formation approfondie dans d’autres disciplines de la danse, nous pouvons décrire son travail comme expérimental et créatif, toujours à partir d’une base aux racines andalouses, la terre où il est né et a grandi.

Téléchargez le dossier de présentation de Rubén Molina

 

Le flamenco est un genre musical et une danse datant du xviiie siècle qui se danse seul, créé par le peuple andalou, sur la base d'un folklore populaire issu des diverses cultures qui s'épanouirent au long des siècles en Andalousie.

À l'origine, le flamenco consistait en un simple cante (chant) a cappella, établi dans le triangle formé par Triana (Séville)Jerez et Cadix. Le mot cante s'applique essentiellement au chant flamenco, car le mot habituel en espagnol pour dire chant est canto. L’appellation traditionnelle du flamenco est d'ailleurs le cante jondo (ou « chant profond », variante andalouse de l'espagnol hondo). Les chanteurs et chanteuses de flamenco sont appelés cantaor ou cantaora (variante andalouse de l'espagnol cantador : « chanteur », ou cantante : « chanteur lyrique »).

Les claquements des mains pour accompagner ce chant s'appellent palmas, et la danse se nomme el baile (bailaor : « danseur » ; bailaora : « danseuse », termes réservés aux danseurs de flamenco, car le terme générique en espagnol pour « danseur » est bailarín au théâtre ou danzante dans une procession). La percussion, en plus des palmas polyrythmiques, se fait souvent avec les pieds : le zapateado, une sorte de claquettes inspirée de la danse de groupe de type traditionnel dite chacarera, toujours pratiquée dans certains pays d'Amérique latine. Comme percussion, les castagnettes, héritage de l'antiquité romaine, sont encore parfois utilisées, suivies du mouvement des poignets. Les mains et les doigts proposent aussi des figures très travaillées et expressives appelées floreos1. La danse représente une fusion stylistique entre la chacarera, le mouvement artistique du toreo de salon, et la danse du ventre ; elle relève aussi probablement, comme source lointaine, de certaines danses indiennes, peut-être apportées en Andalousie par le peuple gitan, lequel se trouve au cœur de la construction culturelle que représente le flamenco, lui-même partie prenante intime de l'âme espagnole.

                                          

La guitare classique française s'apparente à la guitare flamenca, même si cette dernière est plus fine, plus légère et rend un son plus clair, métallique, brillant et moins velouté. La musique qui accompagne le chant ou la danse, ou qui joue seule, est nommée el toque (jeu de guitare essentiellement, même si aujourd'hui, dans le nouveau flamenco, on trouve aussi du piano et d'autres instruments). Le musicien de flamenco est appelé tocaor, par déformation dialectale andalouse de l'espagnol tocador (joueur de guitare, musicien). À l'époque contemporaine, la percussion se fait souvent aussi avec le cajón, instrument des musiques traditionnelles péruviennes depuis le xviiie siècle ; celui-ci fut rapporté du Pérou par Paco de Lucía.

Le flamenco a été inscrit par l'UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité le 16 novembre 2010, à l'initiative des Communautés autonomes d'Andalousie, d'Estrémadure et de Murcie.